
de beaux mecs musclés des sportifs courageux. Après toutes ces émotions (la route, la place de parking, les beaux mecs musclés…), nous avons sécurisé une zone avec notre parasol, coincé entre quelques cailloux puisqu’il s’agit d’une plage de galets avant d’aller nous baffrer de poulpe grillé et de salade grecque dans la petite taverne à côté. C’est repus que nous avons regagné nos serviettes et tenté l’aventure de la baignade. Cette eau turquoise me tendait les bras mais elle a néammoins un gros défaut, celui d’être froide (beaucoup trop selon mes critères puisqu’en dessous de 28C, je suis frigorifiée). Considérant que 1) je vis en Grèce 2) il est censé y faire chaud 3) des gens étrangers y viennent pour profiter de la mer 4) que nous étions le 5 juin, j’ai décidé que je ne pouvais pas ne pas me baigner. J’ai donc pris mon courage à deux mains, espéré que toute cette eau froide allait me briser instantément toutes les cellules adipeuses (j’ai le regret de dire, a posteriori, que non, hélas, non) et sauté avec légèreté dans l’onde pure. En réalité, étant donné les cailloux au fond de l’eau et la température de l’eau (glaciale je vous le rappelle, aux alentours de 20C donc), je suis plutôt rentrée avec la grâce d’un hippopotame boiteux et ai nagé vigoureusement le temps d’homologuer ce bain de mer avant de rentrer reprendre mes deux activités consacrées sur la plage, lire et faire des études sociologiques ce qui signifie en réalité « mater les gens mais discrètement » ! Ne me jetez pas la pierre car, je le sais, vous aussi vous le faites. Ces études sociologiques permettent donc d’établir des catégories bien définies. L’éventail de celles que nous avons rencontrées dimanche avec le palmarès des winners… :
catégorie 1 : j’ai un chien mais il faut que je me soigne. Le vainqueur est bien évidemment Fluffy, avec sa serviette personnelle Superman (si) ainsi qu’un parasol réservé (si, si) alors que ses maîtres grillaient au soleil. À aucun moment, nous n’avons le pu voir marcher, sa maîtresse Brenda ne supportant visiblement pas que son chien blanc et fluffy (cqfd) touche le sol et le portant pour tous ses déplacements… Je n’ose imaginer comment elle s’y prend pour les besoins de la bête.
catégorie 2 : J’essaie d’être classe mais j’ai du mal. La palme revient à Cunégonde, sortant visiblement des toilettes de la taverne, le port altier mais la robe coincée dans la culotte… Il revient également de nommer Kevina, belle jeune fille sortant des eaux et essorant à qui mieux mieux son soutien-gorge, les deux mains pressant donc consciencieusement les avantages que la Nature lui a généreusement donnés… D’un point de vue masculin, il est possible que cette opération soit perçue beaucoup plus positivement mais le Mâle, cet astre, m’a assuré que non.
catégorie 3 : je suis cool, mais vraiment très cool. Robinson a remporté la palme sans conteste avec la cinquantaine bien sonnée, la tignasse au milieu du dos, les tatouages sur l’ensemble du corps et surtout la quête, en fin d’après-midi, de pierres et de bois mort sur la plage pour construire un totem (qui a beaucoup plu à notre KingBoy). N’oublions néanmoins pas Janicette, son maillot de bain à franges et surtout ses dreadlocks remontées sur le crâne pour ne pas les mouiller et qui, pour se protéger du soleil, s’affublait d’une casquette forcément trop petite (because of the dreadlocks), ressemblant plus ainsi à Robert, supporter du tour de France qu’à Bo Derek, sortant de l’eau.
catégorie 4 : je prétends que je lis mais je me moque derrière les pages de mon bouquin… Evidemment la couronne de lauriers est pour moi avec en guest star, le livre de Vincent Piéri, Station Rome, dont le thème pas très riant (tranches de vie d’un SDF à paris) ne pouvait qu’exacerber mes envies de contempler en rigolant mes congénères…

